Correction du brevet blanc

Correction du brevet blanc


QUESTIONS

I.SUR UN CHEMIN DE POUSSIERE
1. Champ lexical de la chaleur : « l'air brûlant », « hébété de chaleur », « une
fournaise », « puissance du soleil », « brillante de chaleur »... Il fallait en citer 4
au choix : 1 point.
2. « Réfléchir » signifie ici « renvoyer », « refléter », « répercuter ». 0,5 point.
3. On insiste sur la chaleur pour :
-caractériser une atmosphère pesante
-évoquer l'image de « l'enfer » vécu par le personnage
-insister sur la progression difficile du personnage et de sa monture. 0,5 point.
4. a)Les deux adverbes sont « enfin » et « alors ».
b)On utilise le passé simple pour marquer la progression du récit, pour souligner
des actions de premier plan qui mettent fin à un long passage descriptif. On peut aussi dire qu'il s'agit des actions importantes par opposition à la mise en place de l'atmosphère, du décor, de la toile de fond mise en place par l'imparfait.
c)Ces deux phrases soulignent les étapes de la progression du récit. Une
première étape importante est franchie lorsqu'il découvre la mer ; une deuxième
lorsqu'il découvre son village natal. (2 points au total)
5. C'est un destin funeste qui semble attendre le cavalier, sans doute la mort
l'attend-elle dans son village. En tous les cas, il s'agissait de repérer l'issue tragique, dramatique de ce passage (1 point)

II.J'IRAI JUSQU'AU BOUT

1. a)« Il (l'âne) était prêt à s'enfoncer dans les eaux de ce même pas lent et
décidé si son maître le lui demandait ».
b)L'homme et l'animal ne font qu'un, ils partagent les mêmes sentiments. (fusion
entre eux, fidélité de l'animal envers l'homme), totale adéquation...(1 point au total)
2. a)Les phrases complexes sont scindées en plusieurs propositions : on
attendrait plutôt des virgules à la place des points. Ce qui donne une impression
de phrases morcelées, heurtées, à l'image sans doute des sentiments vécus par le personnage
Les procédés utilisés sont : - répétition de la conjonction de coordination « ni »
-l'emploi de phrases non verbales « Jusqu'au bout. »
b)Cela traduit l'obstination, l'entêtement, l'acharnement, la détermination de
l'homme et de sa monture. (1,5 point au total)
3.a)On utilise une personnification dans cette phrase. Le village est personnifié. Je vous rappelle que la personnification est une variété très précise de métaphore et que par conséquent, métaphore ne peut suffire ici (voir fiche sur les figures de style)
b)Le cavalier lui prête ainsi un sentiment de crainte, de rejet, de mise à distance.
(1 point au total)
4.« Reculer » est une première fois conjugué au mode subjonctif (temps : passé)
puis une deuxième fois au mode indicatif (temps : passé composé).
On passe ainsi d'une action envisagée par la pensée, éventuelle, hypothétique, non certaine (« à moins qu'il n'ait reculé ») à une action certaine, réelle (« il a reculé »). (1,5 point)

III. LA DERNIERE COLLINE DU MONDE

1.a)« petit » : adjectif qualificatif, épithète (revoir les fonctions de l'adjectif dans un manuel de grammaire: 4 fonctions possibles) demandez moi si vous ne savez pas les reconnaître, c'est en fait très facile...
-épithète
-épithète détachée (apposé)
-attribut du sujet
-attribut du cod
« qui dominait... » : proposition subordonnée relative, complément du nom
c)Le village a une allure dérisoire, vulnérable face à un vaste paysage : « le village
s'offrait au regard dans sa totalité ».
On peut aussi voir l'aspect solidaire du village « serrées les unes contre les
autres ». (2,5 point au total)
2.a)Ce sourire traduit à la fois sa satisfaction, sa victoire d'avoir atteint son but,
sa proie. Mais on peut aussi y voir un sentiment de supériorité qui anime le
cavalier, la certitude qu'il a de sa probable vengeance .
b)Sans doute, le cavalier vient-il assouvir sa vengeance et va-t-il s'en prendre au
village. ( 1 point au total)
3.Ce cavalier peut rappeler le héros de tragédie (« promis à un châtiment
antique »), prisonnier de son destin, aveuglé par sa soif de vengeance. Il peut
ainsi rappeler le Cid... Il peut également rappeler les personnages des récits
corses de Mérimée, comme dans Colomba. Il fait penser aussi aux personnages
des westerns-spaghettis, accablés de chaleur et ivres de vengeance.
Il n'est pas sans rappeler non plus les héros épiques tels Ulysse ou Don
Quichotte... On peut encore penser à Zorro, Lucky Luke (en plus sombre !!!)(1,5 point)


REECRITURE ( 4 POINTS)
Les cavaliers ne bougeaient pas. Un vertige les avait saisis. Ils s'étaient peut être
trompés.
Le cavalier murmurait que rien ne viendrait à bout de lui... Le soleil pouvait bien
tuer tous les lézards des collines, il tiendrait.

DICTEE
Il observait avec minutie chaque coin de rue. Mais il se rassura rapidement. Il
avait fait le bon choix. A cette heure de l'après-midi, le village était plongé dans
la mort. Les rues étaient désertes. Les volets fermés. Les chiens même s'étaient
volatilisés. C'était l'heure de la sieste et la terre aurait pu trembler, personne ne
se serait aventuré dehors. Une légende courait dans le village qu'à cette heure,
un jour, un homme remonté un peu tard des champs avait traversé la place
centrale. Le temps qu'il atteigne l'ombre des maisons, le soleil l'avait rendu fou.
Comme si les rayons lui avaient brûlé le crâne.
Laurent GAUDE, Le Soleil des Scorta, 2004.


Pour la rédaction, si vous le voulez, je vous ferai un article spécial !
Relisez bien ce brevet blanc, il représente assez bien un modèle classique
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# Posté le jeudi 08 mars 2007 04:38

S6: Etude de texte: Paul Eluard, le Phénix, 1951

S6:Etude de texte: Paul Eluard, le Phénix, 1951


Dominique aujourd'hui présente


Toutes les choses au hasard
Tous les mots dits sans y penser
Et qui sont pris comme ils sont dits
Et nul n'y perd et nul n'y gagne

Les sentiments à la dérive
Et l'effort le plus quotidien
Le vague souvenir des songes
L'avenir en butte à demain

Les mots coincés dans un enfer
De roues usées de lignes mortes
Les choses grises et semblables
Les hommes tournant dans le vent

Muscles voyants squelette intime
Et la vapeur des sentiments
Le coeur réglé comme un cercueil
Les espoirs réduits à néant

Tu es venue l'après-midi crevait la terre
Et la terre et les hommes ont changé de sens
Et je me suis trouvé réglé comme un aimant
Réglé comme une vigne

A l'infini notre chemin le but des autres
Des abeilles volaient futures de leur miel
Et j'ai multiplié mes désirs de lumière
Pour en comprendre la raison

Tu es venue j'étais très triste j'ai dit oui
C'est à partir de toi que j'ai dit oui au monde
Petite fille je t'aimais comme un garcon
Ne peut aimer que son enfance

Avec la force d'un passé très loin très pur
Avec le feu d'une chanson sans fausse note
La pierre intacte et le courant furtif du sang
Dans la gorge et les lèvres

Tu es venue le voeu de vivre avait un corps
Il creusait la nuit lourde il caressait les ombres
Pour dissoudre leur boue et fondre leurs glacons
Comme un oeil qui voit clair

L'herbe fine figeait le vol des hirondelles
Et l'automne pesait dans le sac des ténèbres
Tu es venue les rives libéraient le fleuve
Pour le mener jusqu'à la mer

Tu es venue plus haute au fond de ma douleur
Que l'arbre séparé de la forêt sans air
Et le cri du chagrin du doute s'est brisé
Devant le jour de notre amour

Gloire l'ombre et la honte ont cédé au soleil
Le poids s'est allégé le fardeau s'est fait rire
Gloire le souterrain est devenu sommet
La misère s'est effacée

La place d'habitude où je m'abêtissais
Le couloir sans réveil l'impasse et la fatigue
Se sont mis à briller d'un feu battant des mains
L'éternité s'est dépliée

O toi mon agitée et ma calme pensée
Mon silence sonore et mon écho secret
Mon aveugle voyante et ma vue dépassée
Je n'ai plus eu que ta présence

Tu m'as couvert de ta confiance.

- 1950 - poème extrait du recueil "le phénix", 1951


Questions:


1) Analysez le système énonciatif de ce poème.

2) Relevez les anaphores contenues dans ce poème et essayez d'expliquer pour chacune quel est l'effet produit.

3) A quelle strophe apparaît le personnage féminin? Comment explique-vous cette arrivée tardive? Déduisez-en des remarques sur la composition du poème.
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# Posté le jeudi 08 mars 2007 04:11

S5 : le calligramme, l'idéogramme lyrique : voir et émouvoir

S5 : le calligramme, l'idéogramme lyrique : voir et émouvoir
S5 : le calligramme, l'idéogramme lyrique : voir et émouvoir




Questions sur le document :

1) Pouvez-vous décrire avec le plus de précisions possibles ce document ?
2) Quel est le thème de ce document ? Justifiez votre réponse.
3) Quel est le rapport entre le dessin représenté et les mots utilisés ? Comment l'expliquez-vous ?




Transcription du calligramme: (selon la lecture la plus évidente). Mais si vous pouvez, le mieux est encore d'imprimer le calligramme pour bien le lire et l'analyser.

[f=#ff0044]Douces figures poignardées chères lèvres fleuries
Mya Mareye
Yette et Lorie
Annie et toi Marie
Où êtes-vous ô jeunes filles
Mais près d'un jet d'eau qui pleure et qui prie
Cette colombe s'extasie


Tous les souvenirs de naguère
O mes amis partis en guerre
Jaillissent vers le firmament
Et vos regards en l'eau dormant
Meurent mélancoliquement
Où sont-ils Braque et Max Jacob
Derain aux yeux gris comme l'aube
Où sont Raynal Billy Dalize
Dont les noms se mélancolisent
Comme des pas dans une église
Où est Cremnitz qui s'engagea
Peut-être sont-ils morts déjà
De souvenirs mon âme est pleine
Le jet d'eau pleure sur ma peine.
Ceux qui sont partis à la guerre
au Nord se battent maintenant
Le soir tombe Ô sanglante mer
Jardins où saignent abondamment
le laurier rose fleur guerrière.
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# Posté le jeudi 08 mars 2007 03:56
Modifié le jeudi 08 mars 2007 05:18